Interview JPVS – 15/09/2014

Il y a quelques semaines, j’étais à Osaka et j’avais organisé une rencontre avec M. Mitsuru Kakimoto, président de la Société Végétarienne du Japon (JPVS) et Mme Akiko Miwa, l’une des directrices de la JPVS. Lorsque j’ai contacté la JPVS en juillet/août, j’avais en tête une réunion dans leurs bureaux, comme en Europe. Je n’avais pas pensé qu’il est courant au Japon de parler affaires pendant le déjeuner ou diner. Et c’est ce qu’il s’est passé, nous nous sommes donnés rendez-vous à Shamba, un restaurant indien dont j’ai fait une critique, et avons parlé « affaires » en dînant. Enfin, ce n’était pas à proprement parler du business, mais pour moi c’était tout comme. La conversation, ou plutôt l’interview croisée (je suis sur le blog de la JPVS ici http://blog.goo.ne.jp/jp-vegetarian/e/9b875c2c757777e2972ce147152f09de, et mon interview va paraître sous forme d’article dans Food Journal, un mensuel dédié aux professionnels du soja et dans lequel la JPVS publie des articles)  était très détendue, sympathique, informelle, mais il y avait malgré tout un côté officiel à cette rencontre, du fait de mon projet et de leur interview pour leur article sur moi, mon expérience en tant que végane au Japon et en Europe, etc., C’était vraiment une super expérience !

Alors, qu’ai-je appris sur le véganisme ? Eh bien, j’ai eu la confirmation de ce que j’avais pu lire sur Internet et de ce que j’allais vivre pendant les semaines suivantes, à savoir qu’être végane au Japon est difficile ; c’est vraiment un pays peu vegan friendly. D’ailleurs, en discutant, nous nous sommes rendus compte que le Japon était aussi peu ouvert que l’était la France il y a 5-10 ans. La France est en retard par rapport aux pays anglo-saxons, et à l’Allemagne (en particulier Berlin), mais les choses semblent s’améliorer depuis quelques temps. De plus en plus de restaurants, de boulangeries/patisseries, d’épiceries, de magasins, etc., vegan voient le jour en France, il y a de plus en plus d’articles et de débats sur la consommation de viande, les reportage TV sur le véganisme sont de moins en moins biaisés (du moins, il y a plus d’articles/de reportages neutres et objectifs au milieu d’articles/docus du style « le véganisme, c’est ridicule et extrémiste »), le mot végane est maintenant dans le dico, etc. Mais le Japon ne semble pas en être arrivé encore là. Les choses commencent seulement à bouger, tout doucement.

Il y a très peu de recherches sur le nombre de végétariens et de vegans au Japon. En fait, d’après M. Kakimoto, UNE SEULE étude a été réalisée. Cette étude portait sur les habitudes alimentaires d’étudiants de diverses universités. Et seuls 500 étudiants, soit 9 %, étaient végétariens ou au moins ne mangeaint pas de viande rouge (apparemment, c’est déjà dingue de pas manger de viande rouge au Japon…). Seulement 1 % était véganes. C’est tout. Aucune autre étude ne semble avoir été menée. Le végétarisme et le véganisme sont quasi inexistants dans l’esprit du public. La Société végane japonaise a cessé ses activités il y a quelques années, fautes d’adhérents. Du coup, les véganes rejoignent la JPVS. Et comme j’ai pu l’expérimenter, être végane en dehors de chez soi est difficile au Japon, il y a peu de choix, voire aucun, dans les restau, il n’y a quasi rien dans les supermarchés (sauf pour ceux qui ont la possibilité de cuisiner chez eux), etc. Et les reactions sont les mêmes que partout dans le monde, du genre « mais tu trouves tes protéines où ? », « Les lions mangent les gazelles, donc on doit manger de la viande ! », et autres cris de la carotte. Ces reactions idiotes de carnistes semblent hélas être universelles… Toutefois, cela attaint d’autres sommets. En France, il est possible d’aller au restau et de demander quelques modifications, voire un plat végane même s’il n’y en a pas de prévu sur le menu. Surtout si on appelle quelques jours avant. La plupart des cuisiniers vous improvisent quelques chose, même si c’est pas toujours super bon, d’autres disent simplement non. Mais ce que Mme Miwa m’a raconté m’a fait halluciner. Un jour, alors qu’elle était au restau, elle demande s’ils peuvent lui faire qqch de spécial vu qu’elle est vgr. Le gars est devenu dingue, l’a foutu dehors en lui hurlant dessus de plus jamais refoutre les pieds dans son restau…o_O. Être vg* peut donc atteindre des proportions assez folles au Japon. Les cuisiniers manquent de flexibilité pour s’adapter aux régimes de leurs clients. Si c’est pas sur le menu, tant pis pour toi !

Mais, et ça c’est la bonne nouvelles, malgré tout, la jeune génération semble plus sensible au sujet, plus encline à devenir vgr ou végane que leurs parents. De plus en plus de jeunes deviennent vgr, pour les mêmes raisons que partout ailleurs : l’environnement, la santé et les droits des animaux. Le nombre de restau vgr et véganes à Tokyo augmente, et dans toutes les grandes villes où je me suis rendu, il y avait au moins 1 restau vg*-friendly. Il semble que l’on en soit aux balbutiements du développement du végétarisme/véganisme au Japon. Du moins j’espère.

De nombreux obstacles se dressent toutefois sur la route du développement du végétarisme/véganisme au Japon. Tout comme en France, la même fausse idée que la viande est nécessaire est largement répandue, et renforcée par les nutritionnistes et diététiciens, qui ne recommandent pas le végétarisme, sauf pour les diabétiques. Il serait vraiment temps qu’ils apprennent l’anglais et se mettent à lire toutes les études qui ont été menées sur le sujet depuis des décennies et qui démontrent qu’un régime vg* convient à tous, quel que soit l’âge. Mais j’imagine que c’est comme en France : ils ne croient que ce qui est écrit dans leur langue… Ou juste ils savent pas en lire d’autre… Ils devraient du coup vraiment mener leurs propres recherches officielles sur le sujet, du coup. Au moins, en France, on va avoir la nouvelles version du PNNS, qui j’espère sera pas trop biaisée, fournissant ainsi le soutien médical dont on a besoin en tant que végane pour faire taire les omnis. Mais au Japon, pas de révision de leurs recommandations de prévues, et peu de chances de voir de bonnes études financées dans un futur prochre.

Un autre obstacle est le fait que les associations de PA se foutent des animaux, hormis des animaux domestiques. La principale asso de PA au Japon est extrêmement conservatrice et ne se soucie que des animaux domestiques. Il existe quelques vraies asso de PA, mais elles sont peu nombreuses, petites, manquent de fonds, et ne peuvent donc pas faire grand-chose. Leur impact est bien moindre et leur public bien moins étendu que ceux de cette asso « welfariste ». C’est sans doute pour ça qu’il est difficile, par exemple, de faire la promotion, ou même seulement de parler, des œufs bio. Tout le monde se fout des poulets et d’où viennent les œufs, du coup il est super difficile de trouver des œufs bio au Japon. Difficile d’organiser une campagne « Acheter des œufs bio 0 au lieu d’œufs de fermes-usines 3 » lorsque les consommateurs ont nulle part où aller pour en acheter. Et comme on sait, si c’est rare, c’est cher, et les prix étant déjà élevés au Japon, peu de personne peut se les payer, la demande reste donc réduite, l’offre ne croit donc pas, les prix restent donc élevés, empêchant la demande de croitre. C’est un cercle vicieux.

Malgré tous les efforts de la JPVS, malgré les conférences qu’elle organise, les forums qu’elle tient, malgré toutes ses activités, le développement du végétarisme au Japon est très lent. Il semble cependant avoir lieu, mais tout doucement. Je pense, et M. Kakimoto semblait être d’accord avec moi, que la clé réside dans les médias. En France, les choses ont commencé à bouger lorsque la traduction du livre de Jonathan Safran Foer, « Faut-il manger des animaux » a été publiée, puis quelques années plus tard, lorsque Caron a sorti « No Steak », et entre temps grâce à l’énergie et à la réactivité de L214, qui sait communiquer avec les medias et envoie toujours un communiqué de presse dans les minutes qui suivent un événement en lien avec les animaux. Je pense que si la JPVS, ou une asso similaire à L214, parvenait à avoir accès aux medias, mm si ses opinions seraient ridiculisées au départ, grâce à une présence constante, ou à tout le moins régulière, les gens pourraient commencer à réaliser qu’ils ont le choix de ne pas manger de viande, prendre conscience de ce qui se passe dans les abattoirs, de l’effet de la production de viande sur l’environnement, de l’effet de la consommation de viande sur la santé, et les choses pourraient alors vraiment commencer à changer, comme ce que la France semble être en train de connaître.
En attendant, les difficultés vont continuer pour les véganes au Japon en dehors du confort de leur foyer. Bonne courage à vous !

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M. Mitsuru Kakimoto et Mme Akiko Miwa. Merci à vous pour votre gentillesse, et pour avoir bien voulu m’accorder de votre temps pour répondre à mes milliers de questions!

Cet article met donc fin à mon blog. Ou si ce n’est pas la fin, c’est une longue pause, jusqu’à ce que je retourne au Japon dans 1 ou 2 ans en vacances et que j’ai à nouveau matière à écrire sur le sujet ! Merci de m’avoir suivi.
気をつけて!

G’day, mates!

Désolé pour l’absence de posts ces derniers temps, mais je suis arrivé à Melbourne il y à 12 jours et chercher une colocation et visiter me prend pas mal de temps. Mais je serai de retour d’ici la fin de la semaine avec les 3 derniers posts, notamment un post promis de longue date : le résumé de mon interview avec le président de la Société végétarienne japonaise.

Merci de votre patience.🙂

Midorie – Tokyo

Pour mon avant dernier jour, j’avais organise pour le dejeuner un meetup avec de sympathiques quasi vegan du groupe Tokyo Vegan Meetup. Comme l’une des membres l’a suggere, nous sommes alles manger dans un restaurant bio, Midorie. Ce n’est pas un restau vege, c’est un restau bio, ce qui signifie qu’ils servent de la viande. Mais ils ont quelques options vgr et vgl.

J’ai pris le set de 4 plats (j’avais le choix entre un set de 3, 4 ou 5 plats), ce qui veut dire que je pouvais choisir 4 plats dans leur food bar parmi 6 plats vg. Les autres plats impliquaient la mort d’etre sentients et conscients. Ce set incluait du riz (3 riz au choix, mais possibilite d’avoir les 3 types dans le mm bol), et une soupe miso, vegan sur demande.

J’avais des legumes verts, un grand falafel, de la salade de carottes et un mix de differents legumes avec de la sauce tomate. C’etait vraiment bon et m’a bien cale. Pour seulement 1390 yens.

C’est par contre un peu loin du centre de Tokyo. C’est plutot entre Yokohama et Tokyo. Ce qui est un peu chiant, puisqu’on peut pas y aller en passant pendant qu’on visite Tokyo. Faut vraiment y aller expres. Mais comme la bouffe est bonne, ca vaut le detour.

Site Web : http://www.midorie-organic.com/
Plan d’acces : http://www.midorie-organic.com/cafeaccess.htm
Menu de midi : http://www.midorie-organic.com/cafelunch.htm

Ouvert tous les jours de 11h30 a 22h/22h30.

Mon dejeuner :

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Le dejeuner de mes camarades :

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Apres le dejeuner, nous sommes alles dans un magasin bio a deux pas du restau, Food and company (http://www.foodandcompany.co.jp/), la proprio etant egalement membre du groupe Tokyo vegan meetup. C’etait super interessant de visiter ce petit magasin et de parler a la propriom Tina. La section vegan est super reduite et a part une boite de seitan et un bocal de seitan, aucune fausse viande ni burger vege. Ils vendent par contre des melanges pour preparer soi-meme ses burgers. Et ils ont du lait de tofu et de riz. Ce magasin a ouvert il y a 6 mois et Tina m’a explique que leurs clients sont essentiellement Japonais, donc qu’ils vendent en fonction de leurs gouts, et n’ont donc pas essaye de vendre ce genre de produits. C’etait super interessant, c’etait un peu comme remonter le temps, un temps finalement pas si lointain ou il n’y avait aucune option vegan dans les magasins bio et encore moins dans les supermarches en France. Je me suis tellement habitue a trouver de la fausse viande que ca faisait du bien de se rappeler qu’il est possible d’etre vegan sans ca ! A condition de pouvoir cuisiner, bien sur. Ils devraient avoir une petite section avec des sandwiches et des bento vegan. Les sandwiches et les bento se trouvent ici dans n’importe quel supermarche, mm de proximite, c’est vraiment dans leur culture de passer au supermarche en rentrant d’une longue journee de taf et de s’acheter un bento, mais c’est jamais vegan. Du coup, une petite section avec des bento et des sandwiches vegan pourrait etre une bonne idee, qui aiderait les vegans sans effrayer les Japonais en paraissant trop occidentalise. Et c’est aussi une option plus saine que la fausse viande…
J’ai egalement appris que de nombreuses personnes qui se disent vegan ne sont en fait vegan que chez eles et se remettent a manger de la viande (enfin, du poisson) lorsqu’elles sortent. Et apres 5 semaines ici, je comprends pourquoi. C’est tellement galere de trouver des options vegan dans les restau, ils foutent du poisson et du bouillon de poisson tellement partout que pour avoir une vie sociale et manger avec des potes, c’est tentant de faire un compromis. Ca n’aide pas du tout la cause, la visibilite et la propagation du veganisme, mais je comprends qu’ils le fassent.

Kebabooz – Fukuoka

Fukuoka n’est vraiment pas l’endroit le plus cool pour les vegan au Japon. Deja que le Japon est pas le pays le plus simple pour les vegan, ca vous donne un peu une idee de la difficulte. Il y avait un restaurant appele Mana Burgers, mais ils ont demenage il y a quelques mois a Yokohama ; je l’ai d’ailleurs teste.

Ce restau est un kebab, comme son nom le suggere. Mais il propose de nombreuses options vegan. L’endroit n’est pas tres grand, est ferme le lundi, comme la plupart des restau, et les menus sont en anglais et japonais. Ah, et il se trouve dans le quartier de Tenjin, ce qui est plutot pratique.

J’ai pris un sandwich falafel pour 490 yens, une assiette de houmous avec pois chiches et pain pita (dans ce pays, ils ne mettent pas le houmous dans le sandwich avec les falafels, ce qui me depasse…) pour 600 yens, et des frites, pour 280 yens. Donc, pas tres cher.

Les portions sont un peu petites et le gout est moyen. Ni super bon, ni degueulasse, juste moyen. Ca n’a clairement rien a voir avec le Falafel Garden a Kyoto. Mais ca fait l’affaire et m’a rempli mon estomac de vegan.

Et contrairement aux critiques que j’ai pu lire sur le net, le staff n’est absolument pas malpoli ou quoi. Certes, il n’est pas aussi agreable que le staff japonais, mais il est loin d’etre impoli. C’est un staff normal. « Moyen », a l’image de ce qu’ils servent.

C’est donc clairement pas le meilleur endroit ou j’ai mange pendant mon sejour, mais il est correct, et comme c’est l’un des rares endroits de Fukuoka avec des options vegan, si ce n’est le seul, essayez-le.

Site Web : http://www.kebabooz.com/
Plan d’acces : http://www.kebabooz.com/-_____.html
Menu : http://www.kebabooz.com/Menu.php

L’entree :

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Mon repas :

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Quelques nouvelles

Juste quelques mots pour vous dire que j’ai a nouveau acces a un ordinateure, il devrait donc y avoir de nouveaux articles d’ici la fin de cette semaine. Je suis actuellement de retour a Tokyo, dans y\une famille d’accueuil tres sympa, et j’utilise vraiment mon japonais pour la premiere fois, ou presque. Et je vais pas vous mentir, c’est pas simple !
Ce sont mes 4 derniers jours au Japon, lundi soir, decollage pour Melbourne. Enfin!

Mais ce sejour au Japon aura ete une superbe experience, je ne suis heureux d’avoir eu cette opportunite.

A tres vite!

Ashura – Nara

Il n’y a pas l’air d’avoir beaucoup de restau vegetarien ou vegan a Nara. Mais apres tout, c’est le Japon et Nara est une petite ville. J’ai cependant reussi a en trouver 2, pas trop loin de mon hotel.

J’ai teste le premier hier, le seul des deux ouvert le dimanche. Il est ouvert de midi a 20h30, et ferme uniquement le mercredi et le jeudi. Il s’appelle Ashura et c’est un restau indien a l’interieur d’une maison traditionnelle japonaise, avec les tables a 10 cm du sol et ou on s’assoit par terre. Interessant, comme melange!
Le couple qui tient le restau parle a peine anglais, donc connaitre un peu le japonais s’avere fort utile.
J’etais seul dans le restaurant quand je suis arrive, et bien qu’il y ait des haut-parleurs, il n’y avait aucune musique, on entendait une mouche voler. Enfin, pas une mouche, mais je pouvais entendre le couple en cuisine en train de preparer mon repas. Presque comme si j’etais chez mes parents et que j’entendais ma mere cuisiner dans la piece a cote.🙂

Pour ce qui est de la nourriture, c’etait tres bon et pas trop cher.
Le menu, en anglais, se divise en 2. d’un cote le menu vgr, de l’autre le menu vegan, avec bien sur moins de choix. Mais il y avait quand meme 2-3 currys, et 2-3 entrees, mais pas de dessert. J’ai pris un curry avec gluten de ble frit pour 1100 yens, des croquettes de tofu (plat typique du Japon) pour 800 yens et des popodoms pour 150 yens. Le curry etait legerement epice, mais pas trop, juste ce qu’il fallait.

Plus d’informations ici : http://www.happycow.net/reviews/ashura-nara-18634
Le plan d’acces : http://www.happycow.net/gmaps/get-map-direct.php?vid=18634

Et mes photos :

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Popodoms :

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Croquettes de tofu :

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Curry avec gluten de ble frit :

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Shojoshinin – Mont Koya

J’ai passe 4 jours et 3 nuits la semaine derniere a Shojoshinin, un temple bouddhiste. Bien qu’il y fasse froid, entre 10 et 15 degres alors que j’etais meme pas a 900 metres, et qu’il faisait guere plus chaud a l’interieur (l’isolation est vraiment ps leur fort), et bien qu’il me fallait assister a la priere du matin a 6h30, c’etait une super experience, et j’ai pu reposer un peu mes pieds de 2 semaines de marche a travers diverses villes japonaises.

L’un des points forts de mon sejour etait le repas vegan qu’ils servaient, appele Shoujin Ryouri. Divers plats, et j »ignore la plupart des trucs que j’ai manges, qui remplissaient bien la panse. Et bien sur, c’etait delicieux.
Generalement, je mangeais avec les autres personnes qui sejournaient dans le temple, mais on etait separes par des especes de petits paravents, donc on ne pouvait pas vraiment discuter ensemble.

Pas grand chose a ajouter, si ce n’est les photos de mes petits dej et diners:

Petits dej :

C’etait generalement toujours la meme chose : de la soupe miso, du riz et des feuilles de nori (donc il a fallu que je fasse mes maki moi-meme, et une sorte de gateau de tofu spongieux (qui etait meilleur que j’en donne l’impression), du the et des algues.

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Diners :

Different plats tous les jours. Mais toujours avec du riz, des soupes et du the.

Diner 1 :

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Diner 2 :

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Diner 3 :

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Shama – Osaka

Lundi soir je suis alle manger dans un restau indien vegetarian, avec pas mal d’options vegan, il suffit de demander (genre ils m’ont remplace le naan par un chapati).

L’occasion etait un peu speciale et fera l’objet d’un article sur ce blog et d’un article dans un journal japonais specialise dans le soja : Food journal. Dans ce journal, la Societe vegetarienne japonaise, ou JPVS, publie regulierement des articles.
Avant de partir, je les avais contacte pour savoir si je pouvais rencontrer quelqu’un de la JPVS afin de poser des questions sur le veganisme et le vegetarisme au Japon. Non seulement ils ont accepte, mais ils ont trouve mon projet de blog interessant et l’occasion parfaite pour avoir un europeen leur donner des infos sur le veganisme en Europe. C’etait donc une interview croisee entre moi, et le president et la directrice de la JPVS, et l’interview qu’ils ont faite de moi sera publiee dans le Food Journal !

J’ai trouve le processus tres japonais, parler business en mangeant. C’etait interessant comme experience.🙂

Et interessant comme interview ; on s’est rendus compte que le Japon, niveau vegetarisme et veganisme, en est la ou la France en etait il y a 5-10 ans (car je trouve que la France a vachement evolue niveau vegetarisme ces 5 dernieres annees ; au Japon, ils ont pas encore commence leur evolution, helas). Il y a beaucoup de similitudes tant au niveau des reactions des gens, que de ce qui empeche le vegetarisme de se developper, la difficulte d’avoir acces a tes plats tout prets vegan, etc. Plus d’autres choses plus specifiques au Japon. Mais tout ca fera l’objet d’un article plus long une fois mes notes mises en forme.

En attendant, a propos de Shama. Vu que j’etais surtout concentre sur cette interview croisee et pas sur ce que je mangeais, j’aurais un peu du mal a vraiment evaluer, mais quand meme, c’etait un tres bon restaurant indien, pas cher, avec un menu curry a 1400 yens. Ils ont une bonne carte, c’est gouteux, mais contrairement a la plupart des restau indiens, cote deco, ca peche carrement. Mais l’atmosphere y est agreable.

Le site Web : http://indoshama.jimdo.com/
Le plan d’acces : http://indoshama.jimdo.com/access/

Les photos :

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Prochain article dimanche ou en debut de semaine prochaine, car je pars demain a la montagne pour le reste de la semaine, dans un temple bouddhiste, afin de gouter la nourriture vegan bouddhiste japonaise traditionnelle, appelee Shoujin Ryouri, et aussi pour respirer un peu d’air pur et voir de la verdure. Ca va me faire une bonne pause au milieu de mon sejour au Japon.

Bonne fin de semaine tout le monde !

Green Earth – Osaka

Je suis alle a Green Earth ce midi, restau qui semble assez repute par ici. Et il est a la hauteur de sa reputation.

Il n’est ouvert qu’a midi (enfin, jusqu’a 17h), ce qui est un peu dommage. Ils proposent des sandwiches, des pizzas et un plat du jour tres bon et tres bon marche: seulement 750 yens. J’ai donc pris le plat du jour, du riz complet, de la salade, de la soupe, du mais, des lentilles et plein de bons trucs. Et une boule de glace en dessert, pour 400 yens. Pas encore aussi bonne qu’a Manna, mais on s’en rapproche.

On peut commander les sandwiches et autres a emporter. Ils vendent aussi des gateaux vegan emballes individuellement, et qui sont tres bons aussi. J’ai failli prendre un sandwich houmous a emporter, mais j’etais cale…

Et le serveur est super sympa.

Voici le lien de leur site Web, pour que vous puissiez jeter un coup d’oeil a leur menu (en anglais) : http://osaka-vegetarian-ge.com/english.htm

Info pour y acceder : http://osaka-vegetarian-ge.com/profile.htm

Et les photos :

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Survivre au Japon en étant vegan

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